3.3.1. Le rock s'assoupi
Le début des années 70 est marqué par une phase où le rock s'engourdit. Jimmy Hendrix, Jim Morrison ou Janis Joplin, autant de symboles d'une liberté artistique, disparaissent.
Le rêve des années soixante est brisé, les illusions perdues, le mouvement hippie s'effrite et le rock va basculer dans une nouvelle dimension, moins spontanée, plus réfléchie.
Les concerts ont perdus leur énergie des débuts. Les mélodies sont devenues bien trop éthérées pour réveiller qui que ce soit.
Du côté de nos voisins d'outre-manche, on se passionne pour une pop musclée et colorée, là on retrouve Slade et Gary Glitter qui sont deux des quelques noms qui font se pâmer toute une génération de teenagers en mal de nouvelles idole, David Bowie et Marc Bolan (T Rex), à leurs tours suivis de près par des groupes élégants et décadents tels que Roxy Music.
3.3.2. Le Hard Rock
Sous l'influence du groupe new-yorkais le Velvet Underground (créé par Andy Warhol et Lou Reed), un style de rock se donnant une image décadente et surnommé glamour rock ou glitter rock, se développe en Angleterre et aux Etats-Unis. Ce style prépare le terrain à l'explosion en Grande-Bretagne de la vague punk.
C'est à cette époque qu'émerge le Hard Rock, né du blues mêlé au rock violemment électrique. On y retrouve des groupes tels que Aerosmith, Kiss, Van Halen, Queen, AC/DC, Judas Priest, Deep Purple ou encore Scorpions.
Ils délaissent les bases musicales au profit d'une mise en valeur d'éléments extra-musicaux spectaculaires (vêtements, maquillages, pochettes de disques, décors de concerts,...).
Ce rock pesant, total, rapide et surtout extrêmement brutal prend sa source dans la volonté affichée des musiciens de combattre le pouvoir en place par tous les moyens.



